Irrésistible Proposition

Première Nouvelle Gratuite d'Irrésistible, cette histoire est celle de Sam Dawson et de Miranda et se déroule avant les évènements d'Irresistible Passion. Je vous laisse découvrir sans plus attendre cette courte nouvelle que vous pouvez Lire En Ligne ou choisir de télécharger au format Epub ou PDF!

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Irrésistible Proposition cover

 

 

Miranda était vraiment stressée. Elle était assise dans le restaurant depuis déjà trois minutes. Elle regarda l’horloge murale qui indiquait dix-neuf heures. C‘était leur dixième rendez-vous et rien de très palpitant s’était passé jusque-là. Oui, le dixième !
Quand Sam Dawson, l’immense chef de la sécurité de MillerCorporation, l’entreprise dans laquelle elle travaillait depuis un an déjà, l’avait proposé de sortir un soir… Elle avait failli tomber à la renverse.
Discrète derrière le comptoir de l’accueil du siège de l’entreprise, elle avait pris l’habitude de guetter les allées et venues du géant sans penser qu’il la remarquerait. C’est lorsqu’elle avait sympathisé avec Emily, la toute jeune employée que le grand chef avait pris sous son aile, que Sam avait pris conscience qu’elle travaillait dans la même entreprise que lui. Emily était complètement différente d’elle, petite blonde pétillante, elle était très intelligente car en l’espace de trois mois, elle dirigeait déjà l’équipe d’ingénieurs. Elle n’en restait pas moins très drôle et très gentille.
Miranda se souvenait parfaitement avoir parlé pour la première fois à Sam alors qu’elle se trouvait en train de déjeuner rapidement avec Emily. Cette dernière lui confiait à quel point Monsieur Miller pouvait être barbant, quand elles entendirent un raclement de gorge dans leur dos.
    Je vous dérange peut-être ?
Elle avait failli s’étouffer, toussant et crachotant. Emily donna quelques tapes dans son dos pour tenter de la soulager.
    Tu aurais pu t’annoncer, tu nous as foutu la trouille ! Grogna-t-elle.
    Désolé, ton amie va mieux ?
Miranda essuya ses larmes et hocha la tête avant de boire une gorgée d’eau.
    Qu’est ce qui se passe Sam ? Lui avait demandé Emily, sans être gênée d’avoir la bouche pleine.
    Steven t’attend pour commencer.
    Je lui aie déjà expliqué comment ouvrir la conférence vidéo.
    Justement, il veut que tu sois présente.
    Oh ?
Miranda tentait piteusement d’essuyer sa bouche, sans doute couverte de moutarde et de ketchup. Elles étaient assises côte à côte sur un banc en face de l’époustouflant jet d’eau qui se trouvait juste devant l’entrée de l’entreprise. Elle songeait à partir discrètement, amorçant doucement son retrait, lorsqu’Emily eut la bonne idée de déclarer de sa voix fluette :
    Dans ce cas il devra attendre que je finisse mon déjeuner avec Miranda.
Sam  la vit, surement la première fois de sa vie et pas sous son meilleur jour ! Elle avait la bouche pleine de hot dog, les cheveux en bataille à cause du vent et les yeux encore larmoyant à cause de sa crise de toux.
    Enchantée… Marmonna-t-elle.
Il ne prit même pas la peine de lui répondre et croisa simplement les bras, en signe de contrariété. Il allait rester là pendant qu’elles déjeunaient. Miranda avait une faim de loup, mais elle ne savait pas comment manger un hot dog de façon distinguée et sexy. Alors, elle préféra regarder ailleurs pour mâcher sa dernière bouchée.
    Tu peux t’asseoir avec nous. Miranda pousse toi, on va te faire de la place.
    Non, je suis très bien debout. Bougonna-t-il.
    Allé ! Viens, ne sois pas timide, tu seras entouré par les deux plus jolies filles de tout le building. Pas vrai ?
Miranda avait fermé les yeux, espérant très vite se réveiller de ce cauchemar. 
    Je n’ai plus très faim, tu peux y aller, si tu veux, proposa-t-elle.
    Menteuse ? Fit Emily, lui tirant la langue. Et puis, je ne veux pas me soumettre à chaque fois aux quatre volontés du boss.
Elle mordit avec délectation dans son sandwich, sans avoir honte d’avoir de la salade entre les dents. Quelle chance… Alors qu’elle se sentait mortifiée.
    Emily, s’il te plait, on peut monter ?
    Oh ! S’il te plait ! Ça ne t’a pas écorché la bouche mon géant ! Et j’ai dit quand j’aurais fini mon sandwich.
    Ne me fais pas de caprices, Steven est prêt, il y a quatre personnalités importantes qui sont prêtes et ils n’attendent que toi, alors trêve de politesse, tu vas monter maintenant.
Emily le regarda, serrant les poings. Mais se leva quand même.
    Excuses moi Miranda, mais le devoir m’appelle apparemment.
Soulagée, elle attendit qu’ils soient entrés à l’intérieur pour finir son repas. Suite à ça, Sam avait apparemment pris conscience qu’elle était aussi une employée de MillerCorporation puisqu’elle avait surpris son regard sur elle à de nombreuses reprises. Un détail qui n’avait pas échappée aux deux autres standardistes qui se moquaient d’elle. Miranda était assez timide et introvertie, ce qui était plutôt un atout pour elle puisque les remarques de ses collègues ne l’influençaient pas. C’était sans doute pour ça qu’elle était vite devenue amie avec Emily. La pauvre était souvent victime de remarques désobligeantes des employés à propos de sa soi-disant relation avec Steven Miller.
Enfin, même si Miranda supposait que la jeune femme avait un béguin pour le grand patron, elle savait que les rumeurs étaient infondées. Miller passait son temps libre avec des célébrités et s’affichait avec de belles jeunes femmes. Rose, une autre standardiste lui montrait une photo de la veille sur son ordinateur, son attention focalisée sur le visage parfait de leur patron, elle ne vit pas Miranda apprécier l’anatomie du chef de la sécurité qui se trouvait au second plan. Il avait un de ces charmes !
    Il est très à mon gout, marmonna-t-elle, tandis que Rose décrochait son téléphone.
    Qui est très à ton gout ? La voix de barbiton qui résonna dans son dos la prit complètement au dépourvu, si bien qu’elle aurait pu tomber de son siège.
    Je… Monsieur Dawson, il y a-t-il quelque chose que je peux faire pour vous ?
Il lui adressa un sourire en coin qui augmenta les battements de son cœur.
    Oui, mais une autre fois peut-être. Aujourd’hui je voulais simplement te dire bonjour.
    Heu… Bonjour ?
    Oui, lui sourit-il tout en lui adressant un clin d’œil enjôleur.
Et il s’était mis à passer à l’improviste un peu trop souvent au standard, tant et si bien que ses collègues commençaient à la jalouser.
    J’aimerais bien savoir ce qu’il te trouve, lâcha Rose alors qu’elles l’observèrent donner des ordres à des agents de la sécurité.
    C’est vraiment très agréable comme remarque, avait-elle répliquée.
    Ne le prend pas mal hein, mais tu n’as rien d’exceptionnel comparé à moi, je me demandais juste pourquoi tu as attiré son regard et pas moi, geignit-elle tout en se montrant du doigt.
Miranda arqua les sourcils, cherchant une bonne répartie, mais à quoi bon ? Alors, quand Emily lui avait ensuite proposé de déjeuner à nouveau ensemble, elle n’avait pas hésité. Puis elle avait regretté amèrement quand Sam s’immisça à nouveau. Heureusement qu’elle avait choisi des frites et du poulet frit !
    Quoi encore ?
    Cette fois j’aimerais parler à ton amie.
Une cuisse de poulet entre les doigts, la barquette de frite dans l’autre, elle avait écarquillé les yeux tellement elle avait été surprise.
    Oh ! Tu veux que je vous laisse ? Avait proposé Emily alors que Miranda secouait la tête.
    Non, ça ne va pas prendre beaucoup de temps. Je voulais juste proposer à Miranda d’aller boire un verre un soir.
Bouche bée, elle avait attendu que l’information entre bien dans son cerveau pour dire :
    Vous voulez dire, vous et moi, tout seul. Mais… Monsieur Dawson…
    C’est Sam, et j’aimerais qu’on se tutoie. Alors, qu’en penses-tu Miranda ? Acceptes-tu ma proposition ?
    Heu… Oui ? J’imagine que oui. J’aimerais beaucoup.
    Parfait, ce soir, on se retrouve au Grills. Tu connais ?
    Oui, murmura-t-elle, soutenant péniblement son regard.
    Ne tarde pas trop Emily, Steven t’attend pour ton rapport.
    J’étais sûre qu’il y avait un rapport avec moi ! Sam lui tourna le dos sans mot dire, ce qui n’empêcha pas la petite blonde de lui crier. Mais tout de même le Grills, ce n’est pas ce qu’il y a de plus romantique…
    Emily chut… Gronda Miranda.
    Mais c’est vrai, protesta son amie.
    Ce n’est pas ce qu’il y a de plus important ! Il m’a invité !
Elles sautèrent de joie. Miranda n’arrivait toujours pas à y croire. Sam était très proche de la petite Emily, du coup elle avait tout bonnement pensé qu’elle n’était pas son genre ! Non seulement physiquement, elle n’avait rien avoir avec elle mais en plus son Q.I était loin, très très loin, derrière celui d’Emily. Ses études avaient été très laborieuses et elle avait obtenu ce poste par chance. Et au final, ils étaient simplement amis puisqu’a priori, Sam était sincèrement intéressé par elle !
Les neuf premiers rendez-vous s’étaient très bien déroulés. Les neuf fois, Sam était arrivé en retard, aussi Miranda ne s’alarma pas les trente premières minutes ce soir-là. Car à chaque fois il arrivait avec des fleurs et un sourire sexy. En plus il était très amusant, ils s’étaient trouvé de nombreux points communs et tout se déroulait à merveille jusqu’à ce qu’il la raccompagne. Leur au revoir était assez laborieux. Elle mourait d’envie qu’il l’embrasse et visiblement, lui, avait hâte de retrouver le confort de sa voiture et lui faire un simple signe de la main… Ils n’étaient donc pas allés plus loin que leur voiture sur le parking.
Certes, Miranda n’était pas de celles qui couchaient dès le premier soir. D’accord, il lui avait tendrement caressé, touché la main, joué avec ses cheveux brushingués, lui demandant au passage s’ils étaient naturellement lisses. Et elle avait dit oui. Quelle idiote, si elle tenait à entamer une relation sérieuse avec lui, il devra forcément avoir affaire avec sa touffe de cheveux frisés ! Elle s’évertuait à les défriser, à faire des lissages, les plaquant avec force gels et lotions capillaire pour avoir l’air impeccable, mais ils finissaient toujours par reprendre le dessus.
Enfin, pour l’instant elle pouvait le laisser encore un peu dans l’ignorance du moment qu’ils finissent par passer à l’étape suivante. Car elle voulait à ce qu’il s’intéresse à autre chose qu’à ses soucis capillaires. Elle s’était même procuré des dessous sexy, du parfum à l’odeur envoutante, renouvelant ses draps, préparant sa chambre à recevoir un très grand corps car oui, elle voulait plus d’action ! Ne serait-ce qu’un baiser, pour commencer. Quelque chose de franchement sensuel. Parce qu’elle n’était pas une experte, mais il lui semblait que leur relation était trop amicale et pas assez romantique.
Néanmoins, une heure s’était écroulée sans que Sam ne lui donne de signe de vie. Les serveuses commençaient à lui adresser des regards compatissants. Miranda refusait de croire qu’il lui avait posé un lapin, elle avait travaillé le matin et il était venu lui dire qu’il avait hâte de la retrouver ce soir. Bien sûr, elle avait pensé que peut-être, il se passerait quelque chose, en tout cas, Miranda était bien décidée à ce qu’il se passe quelque chose. Alors, histoire de faciliter les choses, elle eut la mauvaise idée de laisser sa voiture et de prendre un taxi. 
Elle regarda à nouveau son portable, mais aucun nouveau message, pourtant elle l’avait bombardé de messages dignes d’une lycéenne amoureuse. Elle l’appela mais tomba sur le répondeur, elle raccrocha. Au bout de deux longues et interminables heures, toute excitation l’avait quitté.
Elle se résigna et sortit du Grills sans avoir touché ni à son steak, ni à sa salade. Mais où était-il ? Elle commençait sérieusement à s’inquiéter. Elle avait voulu joindre Emily, mais elle non plus ne répondait pas.
Il avait dû se passer quelque chose de grave, sinon, elle n’avait aucune explication. La soirée se révélait être un véritable désastre. Elle attendit son taxi et réalisa à quel point le ciel était couvert et lorsqu’il se mit à pleuvoir, elle eut envie de pleurer. Adieu brushing impeccable ! Ses boucles avaient repris tout le pouvoir quand elle rentra enfin chez elle. Et toujours aucune nouvelle de Sam.
Elle arriva chez elle, tourmentée à l’idée qu’il lui soit arrivé quelque chose et alluma la télé à la recherche d’informations pouvant, peut-être avoir avec un rapport avec MillerCorporation… Mais que dalle, nada.
Miranda tenta de se rassurer en se disant qu’elle se faisait des idées. Mais elle avait un mauvais pressentiment. Les minutes passaient péniblement, réalisant qu’elle n’avait jamais été aussi stressée de sa vie !
Pourtant, ce n’était pas comme s’ils étaient ensemble depuis des années ! Mais elle se sentait très concernée par ce qui pourrait arriver à Sam, elle avait oublié que malgré son costume et sa cravate noire impeccable, il faisait un travail dangereux. C’était le chef de la sécurité et il suivait Steven Miller dans tous ses déplacements. 
Il avait l’air d’être un homme tellement fort, puissant… Mais il n’était qu’un homme. Elle passa une nuit blanche à se ronger les ongles. Vers trois heures du matin, alors qu’elle se tournait et retournait dans son lit, elle crut entendre des coups sur sa porte. Intriguée, elle avança lentement, préférant laisser les lumières éteints au cas où ce serait quelqu’un de pas très catholique. Mais elle le vit à travers le judas. C’était lui ! Soulagée, elle ouvrit la porte et sauta dans ses bras.
    J’avais tellement peur qu’il te soit arrivé quelque chose !
Il sembla surpris mais ne refusa absolument pas son étreinte, au contraire, il l’accueillit avec soulagement et gratitude.
Car Sam avait passé une journée atroce. Premier à être alarmé par le retard d’Emily, il s’était rendu chez elle dans le courant de la matinée puisqu’elle ne répondait à aucun de leur appel. Elle vivait dans un petit appartement dans un immeuble assez sordide. L’ascenseur ne semblait pas assez solide pour le contenir, il était passé par les escaliers et avait croisé le chemin d’un junkie en train de pisser et d’un gamin en train de dessiner sur les murs.
Quand il était arrivé devant sa porte il frappa si fort que la porte faillit sortir de ses gongs.
    Emily ? C’est Sam Dawson ! Tu es là ?
    Oh mon dieu ! Oui ! Viens m’aider je t’en prie !
Il avait immédiatement compris qu’elle courrait un danger et avait défoncé sa porte d’un coup de pied, l’arme au poing. Contrairement à ce qu’il avait vu, le petit appartement était bien aménagé, on pouvait facilement se croire dans un endroit beaucoup mieux fréquenté. Mais ce qui l’avait surtout remarqué, c’était le paquet qui était sur les genoux d’Emily. La pauvre était comme statufiée, les yeux cernés, pale et tremblotante.
Sam n’était pas un expert, mais il comprit immédiatement ce que cette boite de carton contenait.
    Bon sang !
    Sam, j’ai si peur…
Elle pleurait et il n savait absolument pas comment réagir face aux pleurs des femmes. Emily était encore plus petite que d’habitude et il ignorait comment la consoler vu la situation.
    Tout va bien se passer d’accord ? Je suis là maintenant.
Il s’accroupi devant elle et découvrit une bombe artisanale. Trois bâtons de trinitrotoluène relié à une espèce de boitier… Mais aucune minuterie, aucun fil apparent. Ce n’était pas assez pour faire exploser l’immeuble mais largement suffisant pour qu’Emily Sparkle ne soit qu’une histoire ancienne.
    Il… Il y a un détecteur de mouvement… Un peu comme…
    Une mine.
Sam savait qu’Emily luttait contre ce fléau et il avait une idée de qui pouvait être l’auteur de cette calamité.
    Depuis quand es-tu dans cette position.
    Ça va faire deux heures, j’allais sortir pour aller au boulot et la boite était là devant la porte, dit-elle, tandis qu’une larme perlait de ses yeux rougis. J’ai voulu l’ouvrir tout de suite, parce que j’attendais un paquet, je l’avais fait venir depuis ma ville natale, il devait contenir des photos de ma mère… Au lieu de ça… J’ai été une vraie imbécile, j’aurais dû me douter…
    Calme-toi et surtout, ne bouges-pas.
    Tu es vraiment en train de me demander ça ?
Sam fut soulagé de voir qu’elle n’avait pas perdu son piquant pour autant. Mais il avait presque faillit perdre espoir lorsque l’équipe de démineurs qui arriva une heure après ne trouvèrent aucune solution viable pour elle. Steven, était arrivé et avait pété un câble devant leur incapacité.
Ils avaient finis par joindre Kane, heureusement, ce dernier était en tourné pas très loin et était arrivé en fin d’après-midi. C’était un expert en explosif, il était l’un de leur frère d’arme à l’époque où ils travaillaient pour les forces spéciales, Steven et lui. C’était quelqu’un d’extrêmement malin et de très persévérant. Quand il avait une idée en tête, rien ni personne ne pouvait la lui enlever.
Tout ce temps, la pauvre Emily était restée courageusement assise sur son canapé de seconde main. Steven lui avait fait toutes sortes de promesses, comme celle de l’augmenter, de lui donner une promotion et même de lui acheter un autre appartement. Mais Sam savait bien qu’elle ne rêvait que d’une vie où elle et son ami se marieraient et auraient beaucoup d’enfants.
Bref, Kane finit par trouver une solution. Périlleuse, mais elle sembla être la seule alternative. Il créa un dispositif pour donner l’illusion au détecteur qu’elle n’avait pas bougé. Steven se porta volontaire pour y aller, il s’y était opposé en vain. La peur au ventre, Sam avait regardé son ami avancé près d’Emily, le visage confiant et serein alors qu’il angoissait à mort.
    Emily, tant que je serais vivant, je ne laisserais rien t’arriver, avait-il promis.
    Génial, au moins ça te dégage de toute responsabilité lorsque nous serons morts tous les deux, fit-elle, trouvant encore la force de tourmenter son patron.
    Vous n’aurez que dix secondes pour vous mettre à l’abri, leur rappela Kane, leur désignant la paroi blindée qui avait tété installée à leur intention. 
Ce furent certainement les dix secondes les plus difficiles de sa vie, contraints d’attendre au bout du couloir après que l’immeuble ait été évacué. La bombe explosa, les pompiers déjà sur place agirent rapidement et grâce à Dieu, ils retrouvèrent Emily et Steven, secoués mais vivants. Et étroitement enlacés derrière la paroi.
    Hey, n’en profite pas trop, avait-il dit avant de les aider à se relever. Il avait serré Emily dans ses bras, puis l’avait porté jusqu’à la civière.
    Merci Sam… Murmura-t-elle, encore toute tremblante par le choc et les heures d’angoisse qu’elle venait de subir.
    On t’a dit que tu n’étais pas prête à rejoindre ta mère. Je ne l’ai pas connu, mais je suis sûr qu’elle a veillé sur toi.
La pauvre pleura de plus belle alors que Steven la suivait nerveusement, refusant l’aide que lui proposaient les secours.
    C’est normal si je crie, une bombe vient d’exploser à côté de moi, c’est normal si je vous hurle dessus. Occupez-vous plutôt d’Emily.
Il préféra s’assurer qu’elle serait transférée à l’hôpital avant de se tourner vers lui, une lueur de vengeance dans ses yeux.
    Tu as trouvé ce fils de pute ?
Sam lui fit tout simplement signe de le suivre jusqu’à sa voiture pour aller régler le compte de l’enfoiré qui avait osé s’en prendre à Emily.
    Et ? Lui demanda Miranda, curieuse.
Après leur étreinte chaleureuse, ils étaient entrés et il s’était étalé dans son confortable canapé et avait siroté le café qu’elle lui avait fait tout en lui narrant les récents évènements. Elle avait bu ses paroles comme s’il lui racontait la plus extraordinaire des histoires. Elle réagissait à ses paroles, tantôt outrée, choquée, triste ou soulagée. Sam adoré ça. Elle était réellement captivée par ses histoires, l’écoutant avec un réel intérêt.
Il savait qu’elle voulait qu’ils aillent plus loin et lui-même en rêvait, mais il tenait à prendre son temps avec elle. Cette fois, il pensait tenir la bonne. Celle avec qui il finirait sa vie. Mais il ne voulait surtout pas qu’elle souffre à cause de lui. Son métier était loin d’être le plus facile au monde et les risques qu’il courrait ne devaient pas se répercuter sur elle.
    Alors ? Tu vas me dire ce que vous avez fait ? Comment l’as-tu trouvé ?
Il secoua la tête.
    C’est une information classée. Tout ce qui compte c’est qu’on l’a eu et qu’il ne verra plus la lumière du jour avant un très bon moment.
    Mais je veux des détails !
Il lui montra ses mains aux phalanges endolories et rougies par les coups qu’il lui avait donnés.
    Oh mon Dieu… Compatit Miranda, les effleurant doucement… Ce simple contact lui rappela que cela faisait des lustres qu’une femme ne l’avait pas touché. Ill recula tout de suite.
    Ce n’est rien, quelqu’un devait se salir les mains.
    Tu veux dire que Monsieur Miller ne l’a pas touché ?
Sam sourit devant son ton formel et un peu déçu.
    Oh, il lui a infligé des tortures que tes oreilles ne pourraient pas supporter.
    Si, mes oreilles ne sont pas si innocentes que ça !
Il la regarda avec attention, se demandant ce que ses oreilles avaient déjà entendu de malsain. Peut-être des cochonneries dites par ses ex-petits copains. Aimait-elle entendre des mots crus ?
    Tu ne diras rien de plus c’est ça ?
    Non.
Elle lui adressa une moue plutôt mignonne et changea de sujet.
    Tu as eu des nouvelles d’Emily ensuite ?
    Plus de peur que de mal. Elle dormait et Steven a tenu à rester à son chevet.
    Oh… C’est trop chou !
Sam s’esclaffa. Et dire qu’il avait cherché un mot pour ça… Et il était si simple.
    Oui, ils sont mignon, admit-il.
    Ah ! Donc tu es d’accord avec moi pour dire qu’ils ont l’air d’être faits l’un pour l’autre !
    Oui, mais ce n’est pas l’avis de Steven, soupira-t-il. Si seulement son ami pouvait ouvrir les yeux…
    Ça viendra, dit-elle, posant sa main brulante sur son épaule.
    Tu es confiante.
    Oui, oui, c’est comme pour nous.
Il tiqua, mais ne bougea pas d’un pouce quand elle s’approcha dangereusement de lui.
    C’est-à-dire ?
    Que tu as raté notre dixième rendez-vous et que j’ai peut-être une solution, si tu veux te rattraper.
    Et quelle est ton offre ?
Elle passa sensuellement la langue sur ses lèvres pulpeuses. Toutes ces heures à parler et à rire, il savait qu’il lui arrivait de laisser quelques sous-entendus ci et là pour montrer qu’elle le désirait sexuellement. Mais il ne l’aurait jamais cru capable d’une telle franchise :
    On pourrait coucher ensemble ?
Sam était heureux d’être déjà assis. Son sexe déjà sensiblement éveillé réagit instantanément à l’irrésistible proposition que lui faisait Miranda. Il se redressa, tentant désespérément d’être un peu plus à l’aise. Mais elle prit son silence pour un refus et s’empressa d’ajouter :
    Enfin, si tu le désires. Et je ne veux pas dire tout de suite. Je… S’il te plait, dit quelque chose pour me sortir de là !
Sam se mit à rire devant sa honte apparente et attrapa ses mains qu’elle avait posées sur son visage pour se cacher.
    Hey… J’ai envie de toi Miranda et je ne vois aucun inconvénient à coucher tout de suite avec toi !
    C’est vrai ?
Sa voix était un peu aigue, signe de sa surprise.
    Mais oui, et ça fait un moment que j’ai envie d’arracher tes vêtements pour te prendre toute entière, affirma-t-il.
    Alors… Pourquoi avoir attendu tout ce temps ?
    Tu souhaites que je t’explique ou qu’on fasse l’amour ?
Pour toute réponse, elle sauta sur lui. Vraiment. Elle passa les bras autour de son cou et vint s’asseoir à califourchon sur ses genoux. Elle se pressa contre lui, si fort qu’il crut suffoquer devant la puissance de son étreinte. Mais il se prit très vite à son jeu, savourant le contact de leurs corps enlacés.
Elle portait un fin débardeur et un bas de pyjama très sexy. Il remonta le long de son dos, passant les mains sous le tissu. Leur baiser était tellement intense, il se retrouva dans un tel état d’excitation qu’il bougea vite les hanches vers elle, voulant se frotter le plus possible à sa chaleur.
Ils reprirent difficilement leur souffle, mais cherchaient désespérément un moyen de se dénuder. Miranda passa rapidement son débardeur par-dessus sa tête tandis qu’il en en faisait de même avec son tee-shirt. Puis ils reprirent leur étreinte de plus belle. Il caressa ses seins libres car elle ne portait pas de soutien-gorge, suçotant ses tétons sombres et durcis. Il passa la main dans son pantalon et découvrit sans trop de surprise qu’elle ne portait pas de culotte non plus…
    Miranda… fit-il dans un souffle.
Il immisça un doigt en elle et la sentit si étroite et si chaude qu’il faillit jouir ans son pantalon. Ce qui l’aurait passablement mortifié. Ni tenant plus, il l’allongea dans le canapé et lui retira rapidement le pyjama avant de baisser le sien. Il regrettait de devoir la prendre aussi sauvagement, mais il ne pourrait pas se maitriser très longtemps. Il eut juste le réflexe de déboucher un petit paquet en aluminium et de mettre le préservatif.
Alors qu’il l’enfilait, les mains de Miranda se joignirent aux siennes. Il décida de la laisser faire, impatient à l’idée de la pénétré. Elle le guida vers son vagin mais ne le fit pas entrer tout de suite, le frottant contre son clitoris puis plaquant sa vulve contre la base de son pénis. Elle commença à se frotter contre lui, l’excitant plus qu’il n’aurait cru pouvoir le supporter. Sam était conscient de respirer comme une bête en rut, mais il ne pouvait plus rien faire pour se contrôler.
Enfin, elle le fit entrer et il en trembla des pieds et la tête. Elle s’écarta davantage pour qu’il puisse s’enfoncer.
    Oh… Sam, c’est si bon… Gémit-elle avant de lui mordiller l’oreille.
C’est à ce moment qu’il perdit complètement la tête. Il se mit à bouger vite et fort. Laissant l’orgasme se frayer un chemin en eux. Le besoin, impérieux d’atteindre l’extase était d’une nécessité absolue. Elle lui griffait le dos, et la piqure de la douleur accrut son plaisir. Elle s’agrippa à lui et il serra l’accoudoir de toutes ses forces en la sentant se contracter autour de son membre tandis qu’il se vidait en elle.
Haletant, frissonnant, il se retira au bout de longues minutes. Il enleva machinalement le préservatif, s’assit, mit les jambes de Miranda sur ses cuisses et la regarda.
    La corbeille est derrière. Dit-elle, lui faisant un geste vague de la main.
Il opina mais ne bougea pas plus que ça.
    C’était extraordinaire, finit-il par dire.
    Oh oui. J’ai adoré.
Elle avait l’expression d’une femme comblée et heureuse et Sam eut la conviction d’être amoureux.
    Tu es très beau après l’amour, dit-elle.
Pas autant que tu es belle. Ah… Et j’adore tes cheveux. J’aime le fait qu’ils soient bouclés, comme ici… Fit-il, caressant paresseusement la toison qui recouvrait son sexe. Elle se mordit la lèvre.
    Je savais que tu finirais par le découvrir.
    Hum… Alors pourquoi m’avoir mentit ?
    Je ne sais pas… J’avais honte peut-être.
    Miranda, saches que tu es parfaite pour moi, discrète et sérieuse au boulot, mais sauvage et sexy au lit.
    Hum… Mais nous n’avons pas encore été au lit.
    Alors il faut y remédier et très vite !
Ils entrelacèrent leurs doigts, complices, impatient de renouveler l’expérience de l’amour ensemble, et pour longtemps.

 

Merci de votre Lecture! Leur histoire se poursuit dans Irrésistible Passion...

 

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